INSTITUT INTERNATIONAL D'HYPNOSE, centre de formation professionnelle et certifiante à l’hypnose et à l’hypnothérapie - Casablanca, Royaume du Maroc.

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Mémoire hypnose Toufik Sniber

Mémoire hypnose Toufik Sniber

Apports et bénéfices de l hypnothérapie dans la gestion de la douleur et de l anxiété en péri opératoire pour l accompagnement de certaines chirurgies ophtalmiques : 1/3

Mémoire de fin d'études (partie 1)

Apports et bénéfices de l’hypnothérapie dans la gestion de la douleur et de l’anxiété en péri opératoire pour l’accompagnement de certaines chirurgies ophtalmiques, principalement cataracte.

Remerciements

"Je remercie tout d’abord Monsieur Sebastián López de m’avoir permis de m’absorber activement dans ce travail de recherche.

Je n’oublie pas non plus de nous avoir fait partager son grand savoir, son regard d’expert dans le thème que je vais aborder, pour son aide et le temps passé ensemble.

C’est dans ce cadre que j’ai voulu valider mon Diplôme de Praticien Professionnel en Hypnose au sein de l’Institut International Hypnose Casablanca. Et je voudrais remercier  l’équipe formidable de l’Institut  qui  m’a permis d’accéder à ce chemin.

Je remercie mes amis pour la relecture critique et la correction de ce travail et mes collègues de promotion.

Je remercie enfin ma famille ma formidable femme BAHIA mes enfants et petits enfants pour le soutien apporté tout au long de cette exceptionnelle année, notamment dans les moments ou j’en avais le plus besoin".

Apports et bénéfices de l’hypno thérapie dans la gestion de la douleur et de l’anxiété en péri opératoire  pour l’accompagnement de certaines chirurgies ophtalmiques, principalement la cataracte

  • hypnose et définition
  • l’hypnose et  son application en chirurgie, cas de la cataracte
  • en quoi la pratique de l’hypnose influence t elle l’anxiolyse en pré opératoire ?
  • l’hypno sédation  F.E FAYMONVILLE
  • hypnose et perception  de la douleur en chirurgie de la cataracte : effet analgésique
  • hypnose alliée de la douleur
  • processus hypnotique, différentes phases
  • le conscient et l’inconscient
  • la Transe ; signes cliniques de la Transe
  • communication thérapeutique : canaux sensoriels
  • qu’est ce que la cataracte : 
  •  modalités opératoires
  • l’hypnose dans la prise en charge de l’anxiété pré opératoire
  • signes cliniques, spécificités et définition de l’anxiété pré opératoire
  • hypnose pratique complémentaire en milieu hospitalier pour le traitement de la douleur et de l’anxiété péri opératoire
  • approche non médicamenteuse : hospitalisation et thérapies comportementales et cognitives
  • outils : visualisation
  • séances d’hypnose Médicale : et bénéfice apporté par les soins hypnotiques de la prise en charge du patient 
  • cas de la chirurgie ophtalmique : cas de la cataracte
  • état de la Transe hypnotique
  • l’hypnose réductrice de l’anxiété
  • place de l’hypnose dans la prise en charge de l’anxiété, de la douleur  en chirurgie ophtalmique
  • évaluation
  • les prouesses de l’hypnose dans la chirurgie de cataracte, à propos de 171 patients
  • différentes techniques
  • Docteur Pascal PIETRINI : texte intégral de la réalisation de la chirurgie de cataracte par  les différentes techniques 
  • cas  réels rapportés de chirurgie de cataracte pratiquée dans des centres hospitaliers en France et en Suisse sous hypnose pure 
  • Hôpital de Nantes FRANCE
  • Docteur Benhamou ; étude sur 171 patients
  • C.H.U DE Rouen Ouest de la France
  • PHARMACO EMULSIFICATION  sous hypnose pure en bloc opératoire, Hôpital Nantes France
  • intérêt d’une méthode de relaxation par hypnose pour la chirurgie de la cataracte en Ambulatoire
  • conclusion préliminaire
  • utilisation en pratique ophtalmique, l’expérience hypnotique
  • limites de la technique

Conclusion : 

  • Pratique de l’hypnose en ophtalmologique
  • conclusion Générale ;
  • Hypnose nouvelle technique anesthésique ; partie intégrante de l’anesthésie. 

L’Hypnose : définition

Définition du mot hypnose ; étymologiquement, le terme hypnose vient du grec « hupnos » qui signifie sommeil.  

Depuis toujours, les hommes sont fascinés par l’Hypnose. Initialement assimilée à la Magie, aux phénomènes occultes et ou à la religion, ce n’est qu’au XX siècle que l’Hypnose aura réellement gagnée ses lettres de noblesse au sein de la communauté scientifique.

Elle fut initialement décrite par Franz Mesmer dans les années 1770, sous le vocable de «  magnétisme animal  », Mesmer était convaincu que ce « magnétisme animal » pouvait expliquer divers phénomènes dits « surnaturels » par une force, une sorte de fluide unissant  les êtres vivants, fluide que concentrait son fameux « baquet », autour duquel il rassemblait ses malades.

Dès l’aube du XXI siècle, des chercheurs de renommée se sont penchés sur la question et sont à l’origine d’une littérature riche et abondante. Mais le concept d’Hypnose reste bien difficile à définir.

Parmi les diverses définitions proposées, nous retenons celle qui en fait un « état passager d’attention modifiée ». Cet état, de survenue, parfois spontanée, est entre autres caractérisé par une suggestibilité accrue, un accès facilité à la mémoire et par divers phénomènes idéo-dynamiques, d’ordre moteur, sensoriel, affectif et/ou cognitif.

Il a la caractéristique de pouvoir être induit par une tierce personne à la faveur de stimuli verbaux ou autres.

Une autre définition de l’état hypnotique est celle de Milton Erickson (1901-1980), psychiatre Américain, qui définit l’Hypnose comme un phénomène naturel auquel chacun d’entre nous a la faculté intrinsèque d’accéder. Selon lui, l’Hypnose correspond à un état  de concentration mentale et à une focalisation telle de l’attention que le sujet absorbé dans ses pensées, devient indifférent à toute autre considération. Le sujet en état d’hypnose, concentré et collaborant, focalise son attention sur une expérience personnelle généralement utile et agréable, qui lui est strictement personnelle et qui n’a rien de standard.

Les réactions du sujet sont fonction de ses apprentissages antérieurs, de ses attentes et de ses motivations.

Pour d’autres enfin, dont le Petit Larousse 1997, l’Hypnose correspondrait à un état de sommeil artificiel, provoqué par la suggestion, même s’il est aujourd’hui prouvé par les enregistrements EEG que l’Hypnose n’est pas un état de Sommeil.   

Les études neurophysiologiques réalisées par le Dr P.MAQUET du centre de Recherche du Cyclotron Médical DE l’UL, ont permis d’affirmer que l’état d’Hypnose correspond à un processus neurophysiologique spécifique distinct du rêve, des Hallucinations Schizophréniques ou des remémorations  auto biographiques.

En fait les sujets sous hypnose paraissent somnolents, ils n’en n’expriment pas moins une imagerie mentale vivace et polymodale qui s’appuie souvent sur la mémoire et envahit leur conscience. 

L’Hypnose n’est rien d’autre qu’un phénomène naturellement présent chez l’homme, un état de Conscience Modifiée différent de l’état de conscience habituel, ou le cerveau serait selon les dernières avancées des neurosciences, dans une situation de contrôle accru, et que l’on rencontrerait spontanément que cela soit devant un film, au volant ou tout simplement lorsqu’on est plongé dans ses pensées. 

L’hypnose et son application en chirurgie : en quoi la pratique de l’hypnose influence t elle l’ANXIOLYSE  en pré opératoire - M.E  FAYMONVILLE, T.DEFECHEREUX, J.JORIS, E.HAMOIR, M.MEURISSE.

L’hypno sédation combine l’hypnose à une sédation.

Jusqu’au XIX siècle et à l’apparition de l’anesthésie, l’hypnose était utilisée par de nombreux médecins pour pratiquer des opérations sans douleur.

Vers 1850, l’hypnose passera au second plan du fait de l’apparition de nouveaux produits d’anesthésie (éther et protoxyde d’azote).

En 1821 une des premières chirurgies sous hypnose pure a été réalisée par Jules Cloquet français,  1790-1883 (anatomiste et chirurgien) qui pratique une mastectomie : ablation totale ou partielle du sein,  pendant « le sommeil magnétique », au cours de laquelle la patiente ne manifesta aucun signe de douleur.

Depuis 2005, le bien fondé de l’hypnose en médecine, a été approuvé par les sociétés savantes, la Société Française d’Anesthésie et Réanimation S.F.A.R qui a donné un avis positif quant à son utilisation en anesthésie.

L’hypnose médicale est basée sur des suggestions indirectes, cela permet au patient de mobiliser son inconscient afin d’apporter lui-même les solutions.

Si l’hypnose médicale est efficace sur tous les individus car chacun peut suivre une expérience singulière, elle peut être définie comme un état naturel renforcé par la communication entre patient et thérapeute. 

L hypno sédation : initialement évoqué par M.E FAYMONVILLE,  s’agit de l’association d’hypnose à une sédation consciente procurée par de petites quantités de drogues utilisées en anesthésie lors d’interventions chirurgicales. Cette technique applicable a priori pour tout acte chirurgical ou l’on peut réaliser une anesthésie.  Elle présente de nombreux avantages tant pour le patient que pour le corps médical. La principale modification imposée par cette technique réside dans la personnalisation et l’intensification de la relation patient- anesthésiste.

La relation de confiance instaurée avant l’intervention est prolongée pendant et après la chirurgie. Elle exige également une collaboration étroite entre chirurgiens anesthésistes infirmiers ou hypno thérapeutes et patients. L’accent est mis sur la participation active du patient, c’est lui qui choisit de se placer dans un état d’hypnose, en aucun cas il ne se soumet à la volonté de l’anesthésiste.

L’hypno sédation doit être réalisée sous la surveillance d’un médecin anesthésiste et le parcours patient standard est respecté. Consultation et visite pré anesthésique sont réalisés. Les conditions requises pour toute anesthésie doivent être remplies notamment le jeune, l’interdiction de conduire un véhicule, l’accompagnement pour la sortie en cas d’hospitalisation en ambulatoire,  les résultats de cette technique sont pour le moins étonnants.

De plus  l’Hypno sédation évite non seulement les effets secondaires d’une anesthésie générale, mais le patient récupère également plus rapidement et ressent moins de douleurs et son vécu sont également très différent, car il devient acteur de son intervention.

En réalisant qu’il est capable de subir une opération sous Hypnose, le patient se découvre aussi de nouvelles compétences, il apprend quelque chose de nouveau sur lui, ce qui le valorise. Et cet effet positif a tendance à perdurer bien après son opération.

Hypnose et  perception de la douleur : l’effet analgésique

L’effet analgésique de l’Hypnose est aujourd’hui étudié depuis plusieurs années, grâce à l’amélioration des techniques de neuro imagerie fonctionnelle, les mécanismes cérébraux sous jacent de l’Hypnose sont mûrement compris.

Les études ont montré que le Cortex cingulaire antérieur et préfrontal étaient impliquées dans les processus de modulation de la douleur, ces études ont démontré objectivement l’effet de l’hypnose sur la perception de la douleur, soulignant l’intérêt de cette technique dans la pratique clinique.

The Exécutive Committee of the American Psychological Association Division of Psychological Hypnosis définit l’Hypnose comme suit : « une procédure durant laquelle un professionnel ou un chercheur suggère à un patient ou un sujet des changements de sensations, de perceptions, de pensées ou de comportements ». Le contexte hypnotique est généralement établi par une procédure d’induction. La plus part des inductions hypnotiques (mais pas toutes) incluent la suggestion de relaxation.

Dans leurs études FAYMONVILLE et ses collaborateurs demandent aux patients de revivre un souvenir auto biographique agréable afin de  se distraire de la chirurgie et de diminuer la perception de la douleur chez les sujets participant à des études en Imagerie par Résonance Magnétique fonctionnelle. (IRMF).

L’hypnose apparaît  donc comme une pratique complémentaire aux méthodes pharmacologiques, et est principalement utilisée en milieu hospitalier dans le traitement de la douleur et la gestion de l’anxiété, deux objectifs dans la prise en charge péri opératoire.

Dans la plupart des cas, aucun test d’hypnosabilité n’est fait à blanc  avant la chirurgie. Les techniques d’hypnose peuvent parfois se révéler insuffisante, pour maintenir une situation de confort pour le patient ou une analgésie suffisante.

Hypnose alliée dans la gestion de la douleur

Mais l’indication la plus reconnue et la plus spectaculaire de l’Hypnose reste sans aucun doute la lutte contre la douleur, plusieurs hôpitaux proposent aujourd’hui, dans leurs services d’antalgie notamment, des consultations ambulatoires  d’Hypnose pour les patients souffrant de douleurs chroniques (comme le mal de dos, les migraines, les douleurs neuropathiques), post opératoires ou dont on ignore la cause exacte.

Autant d’affections pouvant se révéler rebelles aux antalgiques classiques et ainsi très difficiles à soulager. « L’objectif de l’hypnose est de permettre au patient de devenir plus indépendant vis-à-vis des médicaments et du personnel soignant, et se sentir plus autonome dans le contrôle de sa douleur. Lorsque l’on a comparé les bénéfices psychologiques dans la prise en charge de la douleur par Hypnose, par rapport à d’autres techniques de réduction de stress, on a observe que les suggestions hypnotiques ont un effet analgésique important dans 75% des cas  dans la population étudiée.   

Processus hypnotique : différentes phases

Le processus hypnotique est complexe, pour certains le schéma général contient jusqu’à 12 phases.

Les six premières induisent et accompagnent la Transe, les six dernières induisent la conscience critique et la fin de la séance. 

Schématiquement il est divisé en trois phases, comme une anesthésie traditionnelle.

1) L’induction : une phase de démarrage, de mise en place de l’état de transe.

Au préalable, il est établi une relation patient-thérapeute, le recueil d’un thème, étape primordiale, permet de focaliser l’attention du patient et de soutenir la Transe,

Enfin, un « signaling » est installé, c’est une technique de communication non verbale par l’intermédiaire d’un petit geste.

Lors de l’induction le patient doit être confortablement  installé, le thérapeute fixe l’attention du patient, l’utilisation de la voix dont les paroles sont de plus en plus hypnotiques, permet une sollicitation des cinq  sens du patient, ce dernier peut avoir les yeux clos et adopter une respiration profonde, suggestions de thérapeute : la transe hypnotique.

L’état de transe hypnotique : se caractérise par un ralentissement important des Ondes Cérébrales, alpha, et par une réceptivité et une disponibilité accrue pour l’intégration des suggestions.

Le sujet hypnotisé reste lucide et conscient de tout ce qui se passe. Certaines de ses perceptions sont mêmes  plus aiguisées que dans l’état d’éveil.

On peut comparer l’état hypnotique à celui de rêve éveillé ou la volonté et la réflexion cèdent la place à l’imagination et à la libre association d’idées.

Le principe est d’inviter le patient à garder en mémoire un élément agréable vécu au cours de cette transe .Cette hypothèse pourra dans le futur être mobilisée afin de surmonter certaines expériences désagréables.

2) L’entretien : une phase de travail pendant la transe ou l’approfondissement de la transe

La phase de travail repose sur le fonctionnement de l’inconscient, c'est-à-dire sur les sollicitations des ressources mentales inconscientes. Le thérapeute va se servir du thème choisi pour accompagner le patient et créer des suggestions. Lors de cette phase, les techniques de communication et le langage hypnotique ont une place importante et permettent de libérer l’inconscient. A la fin de cette phase, une suggestion hypnotique de confort peut être proposée.

Du point de vue de l'hypnose, Il est important de rappeler ici que : 

  • L’esprit humain est divisé en deux parties, l’une consciente, l’autre inconsciente. La partie consciente active pendant la période d’éveil assure la plupart des activités quotidiennes et intellectuelles. Le conscient peu traiter environ 7 +/- 2 informations instantanément, alors que l’inconscient peut traiter  des milliers d’informations en une seconde.
  • Inconscient est un concept exploré par Freud appelé subconscient et qui en a fait la clé de voûte de son système comme étant la source de la plupart de nos comportements, surtout ceux que l’on croit volontaires.
  • L’inconscient possède ses propres modes de fonctionnement. Il perçoit, ressent, pense et réagit de façon autonome, il gère 85% de notre fonctionnement global.
  • Il prend en charge de façon automatique et parfois en même temps, un grand nombre de tâches complexes : lire, conduire, etc…
  • Il régule et coordonne nos fonctions biologiques ; la température du corps, la circulation sanguine, le rythme cardiaque, le métabolisme.
  • Il réagit plus vite et est capable de traiter plus d’information que le conscient. Il gère la mémoire, il est un immense réservoir de connaissances. Il garder des expériences oubliées depuis longtemps qui influent sur nos comportements physiques et psychiques.
  • L’inconscient est toujours présent, nous pouvons l’observer chez les autres, par exemple lorsque notre interlocuteur bouge la tête pour approuver ou désapprouver nos propos, il influence constamment par des inhibitions, des rêves, des pensées ou des gestes irréfléchis.
  • Par conséquent l’inconscient évolue, il apprend et s’améliore et nous pouvons rentrer en contact « conscient » avec lui. L’Hypnose est une technique pour établir le contact.
  • La suggestibilité est la capacité de l’inconscient à recevoir des suggestions de la part d’une autre personne ou de soi même du « conscient ». Dans l’Hypno thérapie et la pratique de l’auto Hypnose, ces suggestions sont orientées, préétablies en fonction des thèmes travaillés et de nos désirs.
  • Le langage de l’inconscient correspond à celui d’un enfant de 7 ans : pas de négation, plusieurs sens aux mots.
  • Il est important de formuler l’objectif et les suggestions en termes simples clairs et positifs.
  • La « Perception intérieure » globale,  tire  sa puissance du fait que le cerveau ne fait pas de différence entre le vécu et l’imaginaire, exemple de la  Visualisation Créatrice. Nb : il est très difficile de différencier l’électro encéphalogramme d’une personne qui fait des pompes de l’électro encéphalogramme de cette même personne qui s’imagine faire des pompes.

L’efficacité  des exercices de Visualisation est liée au fait d’être associé à l’expérience.

A la fin de l’exercice, le patient peut se représenter lui-même en pleine santé, libéré de la Maladie.

Exemple : Programmez : le contrôle du temps qui passe ; bon retour « ici et Maintenant »

Vivre uniquement des souvenirs et des sensations agréables : « Tu rentreras en Transe 30 minutes ou 10 ou 15 minutes et au bout de 30 minutes, tu vas prendre deux ou trois grandes inspirations avant de revenir bien ici et maintenant reposé mais vigilant ».

« Pendant la séance, toutes les sensations que tu permets à ton inconscient de remonter sont uniquement des sensations agréables, de bien être de confort, des sensations de sécurité… ».

L’hypno thérapeute peut aussi utiliser les ancrages :

Les ancrages sont auditives, kinesthésiques donc sensations, visuelles et mêmes olfactives.

Les ancrages se créent spontanément quand un vécu intérieur fort s’associe à un élément extérieur.

Ancrer un état d’hypnose : l’hypno thérapeute peut utiliser un ancrage kinesthésique, exemple :

« Quand vous vous sentez bien parti en Transe, croiser les doigts ou tout autre geste qui vous convient, pendant 40 secondes. »

« La prochaine fois que vous ferez une séance d’auto hypnose, il suffira de refaire ce geste pour retrouver l’état hypnotique. »

Signaling : moyen de connecter  avec l’inconscient.

Il faut mémoriser la façon dont votre inconscient vous dit oui.

Répéter plusieurs fois pour le oui, et plusieurs fois pour le non, ou en pensant à une question à laquelle vous pouvez répondre un « non » très ferme.

La mise en place de ces signaux permet d’utiliser les techniques et de valider la mise en place des solutions.

Exemple d’un exercice de Métaphore efficace : « Le voyage en esprit »

Entrer en Transe hypnotique grâce à une métaphore, qui permettra au patient de s’évader de l’instant présent. Il peut aussi s’imaginez devenir un « oiseau » et survoler des paysages, pour y découvrir des merveilles.

Il peut faire des voyages hors de votre corps ou dans des mondes parallèles.

Exemple  « Le jardin secret » : imaginez un escalier qui vous conduit à votre jardin secret ; votre sanctuaire intérieur, le lieu ou vous retrouvez vos connaissances, ressources inexploitées, les expériences vécues ou rêvées, comportements et émotions, souvenirs du passé et du futur, le lieu de contact avec votre être profond.

Les marches de cet escalier peuvent être aussi bien être montées que descendues, imaginer une plage, une clairière avec sa végétation sa faune, une pièce ou quelqu’un ou quelque chose pourra vous attendre, pour vous apporter des réponses aux problèmes, par exemple une lettre qui contient un message. Les réponses qui vous viendront pourront prendre la forme de pensées de sensations ou d’intuitions.

--- les doigts qui se touchent

---- la lévitation du bras

3) Le réveil : phase de fin de travail

C’est un moment important, il permet un retour progressif dans l’ici et maintenant  avec réouverture des yeux, réapparition des mouvements du corps, réorientation et retour  à la conscience attentive.

Enfin la séance est clôturée au travers d’un « au revoir » d’une poignée de main.

Signes cliniques de la transe

Le processus hypnotique s’accompagne de phénomènes originaux :

  • Distorsion du temps ; disparition de la notion précise du temps
  • modifications des perceptions douloureuses : la composante émotionnelle est modifiée et la sensation douloureuse  est vécue comme un inconfort
  • modification du Tonus Musculaire : hypotonie  est une baisse de la tonicité  musculaire, mobilité, catalepsie, sont souvent observées.
  • amnésie post hypnotique
  • régression en âge : possibilité de revivre une expérience passée 
  • hallucinations sensorielles

Signes para cliniques de la transe :

  1. l’électro encéphalogramme (EEG), ne fournit  pas de  trace spécifique de l’état d’hypnose, mais l’EEG démontre que l’Hypnose n’est pas un état de sommeil.
  2. La neuro- imagerie démontre une augmentation des débits sanguins corticaux lors de l’état de transe. L’avancée principale concernant le contrôle de la douleur est la découverte d’une corrélation entre l’activité du cortex cingulaire antérieur  et la modulation de la douleur par l’hypnose, le CCA est la partie frontale du cortex cingulaire, qui ressemble à un « collier » s’enroulant autour du corps calleux dont les fibres relaient les signaux neuronaux entre les hémisphères cérébraux droit et gauche. Il comprend une zone ventrale et une zone dorsale, et semble jouer un rôle dans une grande variété de fonctions autonomes comme la régulation de la pression artérielle et du rythme cardiaque, de fonctions cognitives, telles que l’anticipation de récompense, de la prise de décision, l’empathie et l’émotion.

On oppose la fonction exécutive du CCA à la fonction évaluatrice du CCP (partie postérieure), ainsi le cortex cingulaire antérieur peut être divisé anatomiquement en une partie dorsale aux fonctions cognitives et une partie rostrale-ventrale aux fonctions émotionnelles (Brodmann 1909).

Communication thérapeutique : canaux sensoriels 

Pour percevoir le monde extérieur et les messages qui nous sont envoyés, notre système perceptif s’appuie sur des canaux sensoriels. Ces capteurs définissent cinq types de sensorialité : le canal visuel, le canal auditif, le canal kinésique, ou kinesthésique), le canal olfactif, 

Dans le mécanisme de la transe hypnotique, le cerveau peut privilégier un canal sensoriel et ne plus prendre en compte les autres.

Ce choix de sensorialité est spécifique à chaque individu, ce sera au praticien d’identifier l’orientation sensorielle préférentielle du patient.

Les voies de la communication :

Lors d’une séance d’hypnose, trois voies de la communication, chacune ayant leur importance, sont utilisées afin de transmettre un message :

  1. La voix ou langage : le para verbal

Il existe différents outils pour moduler sa voix :

1) le rythme, lors de la transe, il est important que le soignant ralentisse le rythme de sa voix, par rapport au langage parlé, afin de laisser le temps nécessaire au patient de développer son monde imaginaire. 2) le « pacing » : le praticien adapte sa diction au rythme de la respiration du patient, et ne parle que lors de ses expirations 3) le timbre : l’utilisation d’une voix plus grave, plus basse qui vient du corps permet de transmettre plus d’émotions qu’une voix plus haute qui vient de la tête. 4)la modulation : le type de voix permet au patient de rester dans la transe ou d’en sortir ; pendant la transe, le thérapeute abaisse sa voix en fin de phrase, il terminera les phrases en remontant vers l’aigu enfin de Transe. 5) pause et silence : ils permettent à l’imaginaire du sujet de l’activer, cette technique est employée notamment lors de la phase d’induction de la transe, les pauses amplifient  la lenteur de la communication et déconnectent davantage le patient. 6) l’orientation de la voix ; tourner la tête vers l’interlocuteur permet de faire savoir au patient que le message s’adresse bien à lui, 7) le saupoudrage   de la voix ; permet de mettre en évidence des mots importants. 

      b) le langage non verbal :

Beaucoup plus suggestif que le verbal, il est complètement intégré à notre expression, même si nous sommes silencieux ou immobiles, notre corps émet des signaux, le langage.

  1. Le langage Verbal :

Cette troisième voie de communication est soumise aussi à des principes ;

  • l’absence de négation ; tout message doit être formulé sous forme affirmative. En effet  la négation n’existe pas dans l’imaginaire, et le patient fait appel à la conscience critique afin de décoder le message.
  • le langage positif : avantage d’être immédiatement compréhensible. Exemple « avez-vous suffisamment chaud ? », plutôt que « avez-vous froid ? », il est préférable d’utiliser des mots qui vont vers le bien être, la protection, le confort, la chaleur, le sourire, l’équilibre, le doux, la musique, les voyages, la détente, l’énergie.
  • la construction de messages verbaux : il faut privilégier un message simple, et d’éviter le jargon technique, il est parfois souhaitable d’utiliser le propre langage du patient, de cette façon, chaque mot et expressions ont du sens pour le patient en Transe.
  • la vérification de la réception du Message est également importante, surtout dans la période d’admission.
  • le questionnement du patient : lors de l’interrogatoire du patient, il convient d’être prudent ;  lorsque l’hypno thérapeute demande au patient « avez-vous des douleurs en ce moment ? », le risque est que le sujet se focalise sur sa douleur,  alors que s’il pose « êtes vous suffisamment confortable en ce moment ? », il est suggérée l’idée de confort, ce qui augmente les chances de confort du patient. L’utilisation d’un langage positif prend alors tout son sens.

Le processus hypnotique a trois composantes principales : l’absorption (focalisation), la dissociation et la suggestibilité.

L’absorption est la capacité à s’impliquer complètement dans une expérience imaginaire, la dissociation peut être définie comme la séparation mentale de comportements qui ordinairement vont de paire, par exemple, dans le cas de rêve ou nous sommes en même temps l’acteur et l’observateur.

Cet état peut également provoquer une sensation d’incontrôlabilité motrice ou d’une discontinuité des sensations d’une partie du corps par rapport aux autres.

Enfin la suggestibilité représente la capacité de la personne à se soumettre aux instructions du professionnel pratiquant l’Hypnose. Il est important d’insister sur le fait que, contrairement à certaines représentations de l’Hypnose véhiculées par les médias, les personnes sous Hypnose ne perdent pas complètement le contrôle de leurs comportements, elles restent conscientes de leur identité et de leur localisation réelle, et à moins qu’une amnésie ne soit suggérée, elles gardent un souvenir de l’expérience vécue durant le processus hypnotique.

Lors des interventions chirurgicales, elle permet une amélioration du confort per et post opératoire, une récupération plus rapide, une fatigue moindre et une valorisation du patient (réussite, participation active),  et un réel avantage de l’Hypnose en chirurgie ophtalmologique, pour le cas de cataracte, ce que nous verrons à la suite de cde document.

Qu’est  ce que la cataracte

Les principes de la chirurgie de la cataracte

Ce que peut apporter l’hypnose dans cette chirurgie, et dans la prise en charge de l’anxiété pré opératoire

Les patients qui  souffrent d’une cataracte ont une vision du monde déformée. Ils voient flou, cela manque de netteté au niveau de la distance focale, la distance focale image étant  celle qui sépare le centre de la lentille au foyer image, les couleurs sont atténuées ou affaiblies, et parfois  il y a même des auréoles : se sont les symptômes les plus courants de la cataracte.  

Ces déformations affectent non seulement les capacités à bien voir mais aussi la qualité de vie.

Chaque année la cataracte touche des millions de personnes dans le monde.

Cause de la cataracte : l’œil humain ressemble à un appareil photographique qui fonctionne avec deux lentilles qui travaillent ensemble pour faire la mise au point sur le feuillet sensible qui s’appelle la rétine. La première lentille s’appelle la Cornée, la deuxième le Cristallin.

  • Le cristallin se situe en arrière de la pupille, qui est l’ouverture du diaphragme de l’Iris, l’Iris étant la partie colorée en bleu ou en marron, que l’on peut voir  de l’extérieur de l’œil. 
  • Le cristallin n’est donc  pas visible, derrière l’Iris, mais avec l’âge il devient opaque et c’est cela que l’on appelle la cataracte.

Dans un œil normal, la cornée et le cristallin centrent, c'est-à-dire focalisent la lumière sur la rétine.  

Les rayons de lumière passent à travers la Cornée puis le cristallin et ce faisant ils convergent en un seul point sur la rétine de façon à former l’image qui sera transmise sous forme d’une impulsion électrique au travers du Nerf Optique jusqu’au cerveau.

Pour le patient atteint d’une cataracte, le cristallin s’assombrit et s’opacifie, et des changements apparaissent dans la structure des protéines  qui composent cette lentille, l’opacification qui en résulte disperse les rayons lumineux qui passent à travers le cristallin, et la personne voit de façon trouble et floue, le seul traitement pour une cataracte est d’enlever l’intérieur du Cristallin et de le remplacer par une lentille synthétique chirurgicalement, cette lentille s’appelle un implant.

Chaque année plus de 15 millions de personnes subissent la chirurgie de la cataracte dans le monde.

La chirurgie de la cataracte est douloureuse, dans la tête parce qu’on se touche l’œil, mais avec des gouttes on supprime la sensation de coupure ou de piqûre.

Certaines personnes demandent à être endormis complètement, mais on leur explique qu’ils remplacent un risque par un risque bien plus grand, notamment celui d’avoir un soubresaut pendant l’anesthésie générale.

Concernant la crainte de bouger l’œil pendant l’opération, on demande au patient de fixer une lumière, et dès que les petits orifices sont faits, le chirurgien ophtalmologiste peut tenir l’œil avec deux baguettes, et l’œil se trouve un peu comme dans un bocal qui est l’orbite.

A cet instant l’œil est facilement manipulable, et la force musculaire n’est pas aussi forte que celle qui est appliquée par le biais des instruments, comme en témoigne le Professeur THANH  HOANG XUAN. Responsable de l’unité d’Ophtalmologie à l’Hôpital Américain de Paris.

Les implants sont éternels, ils sont biocompatibles, on peut se faire opérer qu’une seule fois sauf s’il y a une complication. En effet la cataracte secondaire correspond à une petite peau opaque qui se glisse derrière l’implant avec le temps et elle survient d’autant plus souvent qu’on est jeune. 

Plus on est jeune, plus les cellules peuvent faire des bébés, elles développent donc un petit tissu qu’on ouvre au laser entre six mois et plusieurs années après, quand la cataracte secondaire apparaît.

Les complications les plus importantes redoutées, sont les infections nosocomiales, avec une infection ENDOCULAIRE.

IL peut y avoir l’impossibilité de retirer totalement le cristallin, soit parce qu’il tombe au fond en arrière sur la rétine, dans ce cas, il faut opérer.

Les complications surviennent dans moins de 1% des cas aujourd’hui.

Modalités opératoires

Pendant la chirurgie, le chirurgien pratique une petite incision qui permet de faire l’extraction du cristallin et l’implantation de la lentille, la cicatrisation de cette incision modifie de façon modérée, la puissance réelle optique de l’œil et perturbe la précision optique de la lentille qui a été mise en place. Il faut ajouter  à cela l’existence fréquente d’un astigmatisme préexistant et des imprécisions du calcul de la lentille pour la correction de la myopie ou de l’hypermétropie. Il n’est donc pas surprenant qu’un certain nombre de patients en fait une majorité d’entre eux avec une lentille classique aient besoin d’une correction supplémentaire de la vision, après la chirurgie, pour être capable de voir correctement à toutes les distances dans le contexte d’une vie normale.

En effet l’acte chirurgicale est ressenti comme une situation redoutée, potentiellement dangereuse et donc s’exprime par une forme de MAL ÊTRE.

L’hypnose dans la prise en charge de l’anxiété pré opératoire : que peut apporter l’hypnose dans cette chirurgie, et dans la prise en charge de l’anxiété pré opératoire

La peur est un sentiment d’angoisse éprouvé en présence ou à la pensée d’un danger réel ou potentiel, d’une menace.

Pour  P. GRAZIANI, la peur serait la confrontation avec le danger immédiat et réel, et l’anxiété serait plutôt l’anticipation d’un danger potentiel.

L’angoisse est un sentiment pénible d’alerte psychique et de mobilisation somatique devant une menace ou un danger indéterminés et se manifeste par des symptômes neurovégétatifs caractéristiques.

Dans la langue de la psychiatrie française, on distingue les termes anxiété et angoisse, ce qui n’est pas le cas dans les langues anglaise et germanique.

Le terme anxiété vient du latin « anxietas »,  et réservé au versant psychologique, alors que l’angoisse qui vient de « angustia », resserrement, est réservée au versant somatique.

Le prodigueur de soins doit tenir compte de l’évolution des séances et des techniques qui ont pour objet de respecter les droits de la personne, dans le souci de son éducation à la santé et en tenant compte de la personnalité de celle-ci dans ses composantes physiologiques, psychologiques, écologiques, sociale  et culturelle.

Il est indispensable de mettre des méthodes en place et recueillir des informations utiles à la prise en charge du patient dans le but de participer à la prévention, à l’évaluation et au soulagement de la détresse physique et psychique des personnes.

L’anxiété n’est pas un trouble émotionnel, un ressenti, les états de stress tel que l’anxiété, induisent une cascade de réactions nerveuses et hormonales, impliquant différentes structures reliées à l’hypophyse et aux glandes surrénales.

Sur le plan cérébral, les aires sensorielles et le lobe temporal du Cortex ainsi que des structures du cerveau limbiques (thalamus, amygdales, hippocampe) sont activées.

Au niveau hormonal, le stress entraîne la libération de Cortisol, adrénaline, noradrénaline, vaso-pressure, ocytocine, ….

Ces différents mécanismes peuvent expliquer les signes cliniques observés.

Les signes cliniques peuvent être divisés en deux parties ; 

  • les manifestations physiques : signes cardio-respiratoires, palpitations, douleur thoraciques, polypnée, impression de souffle coupé,
  • les signes neurosensoriels : tension Musculaire, maux de tête, tremblements, paresthésie, vertiges, troubles de la vision,… 
  • les signes neurovégétatifs : rougeur, pâleur, sueur, nausées, vomissement
  • les signes généraux : insomnie, asthénie, algie 
  • les manifestations comportementales : elles s’expriment par des agitations, une instabilité, de l’agressivité, une inhibition anxieuse, un évitement phobique ou par des troubles du sommeil.

Il existe une échelle que l’on utilise pour l’évaluation de l’anxiété ; l’échelle de Hamilton, c’est la plus utilisée.

Spécificités et définition de l’anxiété pré opératoire :

L’anxiété pré opératoire désigne le malaise physique et psychologique que peut ressentir le patient lors d’une intervention chirurgicale. Outils : suggestions, la visualisation, plus les techniques de résolutions de problèmes. 

En effet un acte chirurgicale est ressenti comme une situation redoutée, potentiellement dangereuse et donc s’exprime par une forme de MAL ETRE.

Définition : l’anxiété est un concept dont la définition n’est pas universellement acceptée. Elle est définie comme un trouble émotionnel se traduisant par un sentiment indéfinissable d’insécurité, mais aussi comme un état émotionnel qui possède la qualité subjective de la peur ou d’une émotion très proche. Elle est désagréable, négative, dirigée vers le futur, parfois exagérée par rapport à la menace et inclut des symptômes corporels subjectifs et manifestes.

En 1966, SPIELBERGER différencie l’anxiété état, de l’anxiété trait ; l’anxiété état correspond à un état passager, souvent irrationnel, l’anxiété trait est une caractéristique individuelle, apparemment innée, un trait de caractère.

Si dans le langage usuel, la peur, l’angoisse et l’anxiété ne sont pas différenciées, il est important de les définir. 

Lorsqu’elle est d’intensité faible à modérée, c’est une réponse adaptée à une situation potentiellement anxiogène. Lorsqu’elle est plus intense, elle peut remplir les critères d’un trouble psycho pathologique.      

Les facteurs favorisants : Socio démographiquement, le sexe féminin est un facteur de risque, en effet il a été démontré que les femmes sont plus anxieuses que les hommes, elles présenteraient une anxiété généralisée à 12,2% contre 6.6%  chez les hommes, soit deux fois plus.

De plus d’autres facteurs de risque d’anxiété ont été déterminés, le cancer, le tabagisme, les troubles psychiques, l’anxiété de fond ou le terrain anxieux et la douleur.

Au contraire les expériences chirurgicales antérieures positives diminuent l’anxiété pré opératoire.

Une anxiété importante conditionne l’expérience per opératoire, elle entraîne une diminution du degré de satisfaction de l’analgésie contrôlée par le patient (PCA) et prolonge la durée d’hospitalisation (étude réalisée en chirurgie cardiaque) ; les patients présentant des Troubles anxieux en pré opératoire requièrent plus d’hypnotiques et manifestent une douleur plus importante au site d’injection.

D’autre part, il  a été mis en évidence qu’il existait un lien entre anxiété et douleur postopératoire : l’ensemble des observations réalisées ont laissé à penser que la plainte douloureuse est accrue chez les patients anxieux. L’anxiété pré opératoire est vectrice de complications post opératoires.

Actuellement en France et dans d’autres pays, elle se prévient de deux façons, d’une part l’approche pharmacologique qui utilise des médicaments à propriétés anxiolytiques, seule technique longtemps utilisée, et d’autre part une approche non médicamenteuse qui s’appuie sur une mise en condition psychologique du sujet.

Dans ce mémoire nous aborderons principalement  la deuxième approche : l’approche non médicamenteuse.

Ce sont des programmes en vue d’une hospitalisation portant sur des thérapies comportementales  et cognitives, telles que des techniques de psycho éducation, l’apprentissage de la relaxation et ou de l’Hypnose.

Quelque soient les différentes techniques utilisées ils apportent un bénéfice évident pour le patient, mais aussi un réel bénéfice pour les professionnels mesurant immédiatement les effets positifs de leur accompagnement.

La suggestion est efficace, être encouragée de façon répétée en péri opératoire, se représenter et s’imaginer dans une situation agréable, rassurante et positive, diminueraient la douleur et la consommation d’analgésiques, l’anxiété et aussi le temps de reprise du traitement.

Outils : suggestions, la visualisation, plus les techniques de résolutions de problèmes. 

Lors d’une intervention chirurgicale, l’état d’Hypnose est présenté comme un état permettant au patient de s’extraire de la réalité chirurgicale et de s’évader dans ses propres souvenirs agréables.

L’accent est mis sur la participation active du patient : c’est lui-même qui se place dans cet état, en aucun cas il ne se soumet à la volonté de l’anesthésiste, une collaboration avec l’anesthésiste est dès lors indispensable afin de pouvoir créer des conditions favorables à l’induction de l’hypnose. Aucun test d’hynosabilité n’est réalisé avant l’intervention. A l’issue d’un entretien avec  l’anesthésiste, le patient accepte ou refuse l’hypno sédation. 

Durant toute l’intervention, l’anesthésiste parle au patient afin d’entretenir l’état hypnotique, tout en surveillant constamment ses paramètres vitaux, l’observation attentive du patient permet de déceler immédiatement tout signe d’inconfort, d’adapter la sédation consciente et d’éventuellement compléter l’anesthésie locale au niveau du site opératoire.

Les contre indications à l’hypno thérapie  sont peu nombreuses: surdité, atteinte cognitive sévère, démence, arriération mentale,…, ou graves désordres psychiatriques, allergie aux anesthésiques locaux ou décubitus dorsal impossible.

En plus de son application clinique, l’hypnose est utilisée pour étudier les processus cérébraux modulant la perception de la douleur. Dans ces études, les sujets sont invités à revivre mentalement un moment agréable de leur vie, aucune référence à la perception de la douleur n’étant faite. Les études ont démontré que cette méthode permettait de diminuer aussi bien la composante désagréable, (composante affective), que le niveau d’intensité perçue (composante sensorielle), de la stimulation nociceptive, (fonction défensive, d’alarme, c’est l’ensemble des phénomènes permettant l’intégration au niveau du système nerveux central d’un stimulus douloureux via l’activation des nocicepteurs, récepteurs à la douleur cutanés, musculaires et articulaires).